Rictus dernière #18

11 juin 2021

Trois confinements, des reports et des annulations plus tard… les théâtres semblent vouloir, ou plutôt pouvoir, sortir de cette léthargie imposée, le Théâtre du Rictus bouge encore. Durant ces mois de sevrage, seules ont réussi à subsister les actions culturelles en milieu scolaire et encore fallut-il jongler avec les décisions variables d’un établissement à l’autre. Bref, le lot de toutes les compagnies sur les territoires nationaux. Aujourd’hui un espoir renait de retour vers les publics et nous devons nous en réjouir. Cependant beaucoup de structures ont souffert du manque d’activité, beaucoup d’artistes et techniciens ont galéré malgré l’année blanche et un bon nombre ne s’en remettra pas. Il faut attendre encore de nombreux mois avant d’être en mesure d’estimer l’étendue des dégâts. Oserons nous espérer un sursaut du Ministère de la Culture, étrangement apathique et sourd à bon nombre d’appels au secours des acteurs du secteur durant cette année tourmentée. Espérons aussi que certaines pratiques plus solidaires entre équipes de diffusion et compagnies persisteront. Espérons encore que la course à la surproduction s’atténuera au profit de la durée de vie des spectacles et des tournées. Bref, il y a du pain sur la planche et un besoin puissant d’entraide et de concertation.

LM

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Au programme de cette newsletter :

  • Ruptures, report de création
  • Romance, report de création
  • Guerre, reprise
  • Lectures téléphonées – « Festival Petits et Grands »
  • Prix PlatO
  • Projet EAC
  • Des nouvelles de Marion Solange-Malenfant

100 lectures au téléphone, 15 extraits de théâtre Jeune Public, 5 comédiennes et comédiens pendant 5 jours de Festival

12 avril 2021

Lectures téléphonées durant le festival petits et grands

Les lectures téléphonées représentent une formidable invitation à entrer dans une bulle vocale, à se laisser dériver dans le début d’une histoire. Une invitation au voyage au cours duquel on se laisse guider par une voix. Il s’agit pour l’auditeur de fermer les yeux pour voir se dresser un décor, éclore des personnages… C’est l’occasion stimulante pour les interprètes de transmettre et de suggérer, uniquement par les intonations, les rythmes, les variations. Incarner sans l’aide du corps. Jubilatoire !
LM

Un article de Vincent Calcagni, journaliste à France 3 Pays-de-la-Loire

Rictus Dernières #17

26 juin 2020

Durement et durablement impacté par la crise sanitaire récente, le secteur artistique et culturel se remet lentement de ces soubresauts anxiogènes et entame une longue convalescence.
Cette crise a remis en évidence les énormes disparités de nos secteurs d’activité, la fragilité de certains emplois laissés à l’abandon (écrivains, photographes, plasticiens…) ainsi que l’étonnant mutisme de notre ministre.

L’injonction à réinventer nos pratiques, sortie du chapeau sans connaissance du terrain, semblait parfaitement ignorer les milliers d’actions déjà, menées sans tambour ni trompette, dans le quotidien. L’heure serait bienvenue de remettre le principe des solidarités à l’œuvre et de revisiter en profondeur l’écosystème de la culture.

Il ne nous appartient pas ici de dresser la longue liste des améliorations qui pourrait contribuer à une plus juste prise en compte des activités de nos secteurs, cependant gageons qu’une fois la première vague disparue nous n’aurons pas à compter l’étendue des structures moribondes. Nous savons tous que nous participons à la vie économique du pays, que grâce à la culture d’autres secteurs bénéficient de cette dynamique. Il serait temps qu’un plan ambitieux vienne en consolider les fondations.

Et s’il nous reste bien entendu des milliers de choses à découvrir, gardons les yeux ouverts sur notre monde, ses plaies et ses réussites, ses horreurs et sa beauté. Continuons plus que jamais à composer, écrire, danser, jouer, peindre… Plus que jamais, il nous appartient de penser de travers, de faire ces nécessaires pas de côté, de briser nos certitudes, de nager à contre-courant pour nous et pour autrui.
LM

Au programme de ce numéro 17 :

  • Création de RUPTURES
  • Création de Romance
  • Reprise de Et la neige de tout recouvrir
  • Reprise de GUERRE
  • Appel à texte jeunesse pour le prix 2021 du comité de lecture PlatO
  • Actions culturelles du Rictus sur le thème du harcèlement
  • Plus de mélanges entre la Strada et Compagnies et le Théâtre du Rictus

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Revue de presse – Avignon off 2019

01 juillet 2019

GUERRE et si ça nous arrivait ?

La revue de presse du spectacle « Guerre, et si ça nous arrivait? » de Janne Teller présenté du 5 au 28 juillet à 9h50 à Présence Pasteur / Festival AVIGNON OFF 2019

France Bleu Vaucluse / Émission : L’été des festivals : Episode 19 – 25/07/19
Emission de Michel Flandrin / Interview avec Laurent Maindon et Jean-Marc Pinault
Il y a de l’anticipation dans « Guerre et si ça nous arrivait ? » Mis en scène par Laurent Maindon.
Plus de détails avec Laurent Maindon metteur en scène et Jean-Marc Pinault à la lumière et à la manipulation.
« Guerre, et si ça nous arrivait? » à 9h50 jusqu’au 27 juillet à Présence Pasteur.
À écouter sur France Bleu Vaucluse à 11 min 35

L’Humanité – 23/07/19
« Devenir réfugié
Le propos et le parti pris de mise en scène ne sont pas banals. Deux comédiennes, Claudine Bonhommeau et Marion Solange-Malenfant portent le texte de Janne Teller devant et derrière une vaste toile blanche où s’accrochent des projections vidéo abstraites réalisées en direct. Leurs ombres se détachent, face à un public généralement debout, chacun serré contre son voisin. L’autrice a imaginé un temps de guerre, ici, en France, où un dictateur a tenté d’imposer sa volonté au reste de l’Europe. Il s’agit alors pour les Français de tenter une fuite, certains traversant la Méditerranée. Immigration inversée. Camps de détention provisoire, difficultés d’intégration. Laurent Maindon met en scène ce court (35 minutes) objet théâtral singulier et inquiétant. » Gérald Rossi.

Télérama – 21/07/19
Festival Off d’Avignon 2019 : 35 spectacles à ne pas manquer
« L’étonnant, et court, et fulgurant spectacle ! En 35 minutes chrono, derrière un écran géant où se dessine et redessine une guerre imprévisible, les spectateurs partagent peu à peu les affres de Français devenus victimes d’un état totalitaire, qui entrainera au loin les résistants, amoureux de la démocratie et de la liberté. Les voilà, à leur tour, émigrés, à leur tour, mal aimés, mal acceptés. Des sans papiers, des réfugiés, comme ceux que nous tolérons si mal dans l’Hexagone aujourd’hui… Voilà donc ce qui risque d’arriver à notre vieille Europe si elle sombre dans le populisme suggère sans emphase ce spectacle tout ensemble poétique et politique, plastique et militant, onirique et réaliste. Deux comédiennes se chargent des effets spéciaux derrière l’écran et nous content de leurs voix graves ces témoignages de vie encore de science fiction… Glaçant, inquiétant, mais passionnant. Une étrange dystopie théâtrale. » Fabienne Pascaud.

La Croix – 21/07/19
Festival Off d’Avignon 2019 : Coup de coeur du jour
« Deux femmes fixent le public d’un air grave. C’est que les nouvelles ne sont pas bonnes : les digues de la paix européenne ont cédé. La guerre est là, en France. Paris s’est transformé en champ de bataille. Le pays détruit, tous les regards convergent vers le Moyen-Orient, désormais seul îlot de tranquillité dans le monde, où des millions de réfugiés français affluent, bientôt tassés dans des camps.
Adapté d’une pièce de la Danoise Janne Teller, ce très court spectacle (35 minutes) imaginé par Laurent Maindon, emprunte les voies de la fable pour sensibiliser à la figure de l’étranger, sans renoncer à la poésie. Celle des ombres qui se dessinent derrière un grand voile blanc, arpentant le long chemin de l’exil, traversant le chaos et la mer pour s’établir ailleurs. Apprendre une nouvelle langue, un autre métier, recommencer à zéro, dans le manque inconsolable de la terre natale… » Jeanne Ferney.

Sceneweb.fr – 20/07/19
À VOIR : Le jeu de rôles de Laurent Maindon
« Forme courte de quarante minutes, particulièrement bien adaptée pour un public adolescent, Guerre, et si ça nous arrivait ? atteint ainsi son but, humble, pédagogique, et éloquent, sans céder au didactisme et en évitant la plupart du temps les clichés. Parfois les dispositifs les plus simples peuvent être les plus réussis. » Éric Demey.
sceneweb.fr

France Bleu Vaucluse – 18/07/19
« Et si la guerre arrivait ici en France ? Que se passerait-il ?
C’est la question à laquelle répond la pièce « Guerre et si ça nous arrivait ».
Itinéraire d’un adolescent et de sa famille en quête d’un refuge, en quête de sécurité.
Ils migrent au Moyen-Orient, les années passent et ils ne sont plus chez eux nulle part.
Guerre et si ça nous arrivait, présente cette idée que l’autre, celui qui est réfugié, cela pourrait être nous. L’ensemble de la pièce se joue en ombre et rétroprojection. L’histoire met nos cervelles et nos yeux en ébullition devant ces projections qui nous immergent dans un monde tout à fait différent. Une entrée dans un espace où avec un « si » on refait le monde, et où le réfugié, c’est nous. » Rauma Nolhent.

Amicus Radio / Émission : Les In et les Off des droits en scène – 18/07/19
« La mise en scène de Laurent Maindon est de toute beauté, l’écran sert à la rétroprojection d’animations qui sont réalisées en direct pour les comédiennes qui deviennent les voix Off de tout le récit et les manipulatrices sur les rétroprojecteurs en arrière scène.
Ne ratez pas Guerre, et si ça nous arrivait?, le spectacle est conseillé à partir de 12 ans, il peut être vu bien avant cette âge là car il est court, ludique à sa manière et source de belles pistes de discussions intergénérationnelles. » Emmmanuelle Saunier Cassia.
radio.amicus-curiae.net

Ruedutheatre.eu – 18/07/19
« Et si, aujourd’hui, il y avait la guerre en France ? Si les murs de nos maisons étaient percés, les vitres brisées, les balcons arrachés… Où irions nous ?
C’est sur ces questionnements, à la fois directs et concrets, que le spectacle commence.(…)
Sans doute ne pourra-t-on pas changer les esprits par le simple jeu d’un spectacle. Sans doute les esprits fermés le resteront-ils. Mais il est utile de montrer ce type de création à un public jeune. Pour que les références s’enrichissent. Et que la tolérance gagne du terrain. Le Théâtre du Rictus conduit fort habilement son propos et atteint sans peine son objectif. » Karine Prost.
ruedutheatre.eu-Guerre

Revue-spectacles.com – 17/07/19
« Nous sommes là, assis à même le sol parmi ce qui pourrait être des décombres. Sur l’immense écran, c’est le chaos d’une ville détruite. Plus rien ne subsiste sinon des lignes enchevêtrées qui figurent la destruction de tout ce qui fait sens. Plus de route, plus de pont, plus d’immeuble, plus rien d’un pays appelé France.
Sur l’écran 2 femmes apparaissent en ombre chinoise. Elles racontent l’exil ; Elles racontent l’errance, la guerre, les réfugiés, les camps. Elles sont anéanties au sens propre, sans bagage, dans un monde inintelligible, qui parle une langue inconnue. La vidéo figure ce langage incompréhensible comme un signal d’alerte incontrôlé.
C’est une explosion à laquelle on assiste, un geyser de feu craché par un volcan. Nous sommes assis tout près du cratère à nous demander : « Et si ça nous arrivait ? » Claude Kraif.
Revue-spectacles-GUERRE

Le fauteuil paresseux – 16/07/19
« Equipe minimum, scénographie intelligente, texte puissant : Guerre, et si ça nous arrivait ? par le Théâtre du Rictus.(…)
Le metteur en scène Laurent Maindon a trouvé le juste équilibre entre la démonstration technique et l’attention mise sur le texte. La scénographie est très intéressante, mais elle n’a à aucun moment distrait le public, qui recouvre ce texte puissant. L’écrivaine danoise Janne Teller a prédit, il y a plus que 10 ans, la situation compliquée des personnes en réfuge et l’atmosphère tendue en Europe. Ce qu’elle nous pose comme question est pourtant simple : et si la guerre, ce n’était pas ailleurs mais ici, et si le réfugié c’est pas l’autre mais toi ? »
Guerre-le fauteuil paresseux

Webtheatre.fr – 15/07/19
« Beau travail sur la perception et choc salutaire. Les migrants, c’est nous. Ou ce pourrait être nous. La pensée ne vous quitte pas au sortir de cette fine utilisation des diverses virtualités. » Gilles Costaz
Webtheatre-Guerre avignon
 
Classique en Provence – 15/07/19
« Trente cinq minutes d’une sobre intensité, sans pathos, mais comme une sidération, un vrai coup de poing dans notre douce quiétude. « Si, aujourd’hui, la France était en guerre, que ferais-tu ? Toi, oui, toi, où irais-tu ». Le renversement complet de perspective (c’est moi, c’est toi, qui devons fuir, mais où… ?), avec un tutoiement immersif, bouscule tout notre univers. C’est derrière un écran de projection – figures aléatoires, formes mouvantes – que les deux comédiennes se parlent, nous parlent. La salle est dépouillée, totalement nue ; même pas une chaise, un simple tabouret pour les éventuels cheveux blancs. L’inconfort oblige à l’adhésion. » Geneviève Dewulf.
Classique en provence – Guerre

Theatres.com – 12/07/19
« Guerre et si ça nous arrivait » qui se joue actuellement à l’Espace Pasteur est une fable étonnante et glaçante de Janne Teller mise en scène par Laurent Maindon. Si la France subissait soudain la guerre, où irait-on ? Construit sur cette uchronie, le spectacle ne laisse personne indifférent et nous transporte dans un univers inconnu pour lui. Un spectacle à vocation pédagogique à voir d’urgence! » Laurent Schteiner.
Guerre-Théâtres.com
 
Guerre-Pasunecritique.com – 13/07/19
« Ouvrez vos esprits » : c’est qu’auraient pu dire les deux comédiennes à notre arrivée.
Quand le spectacle commence, nous sommes invités à écouter ce récit qui forcément interroge : « Et si nous étions obligés de fuir notre pays. » Sans parler d’une éventuelle guerre, les changements climatiques pourraient nous y contraindre… Et c’est toujours la même question qui m’assaille : Ces spectacles-là prêchent-ils déjà des convaincus ?
Pour nous raconter cette histoire, l’équipe artistique sollicitera notre boîte à imaginaire. Nous suivons les voix des comédiennes, des images projetées et transformées en direct, des jeux d’ombres (et je suis toujours comme un gamin en voyant ce qu’on peut faire avec les lumières et ces ombres qui se multiplient ou qui changent d’échelle). Nous pourrions presque fermer les yeux et laisser notre esprit se frayer un chemin dans ce monde dystopique. C’est immersif (je me répète), mais pas agressif. C’est convaincant mais pas donneur de leçons. » Axel Decanis.
Guerre – Pasunecritique.com
 
Holybuzz.com – 12/07/19
« Si actuel !
Impossible de traiter du sujet des migrations sans être taxé d’anti-évangélique ou de donneur de leçon. Dans cette pièce, rien que du factuel de la part d’une autrice particulièrement documentée sur le sujet. Et une inversion des rôles dont on espère qu’elle ne soit pas prémonitoire… » Pierre François.
Guerre- Holybuzz.com
 
La Terrasse – Guerre – Entretien avec Laurent Maindon du 26 juin 2019

Revue de presse Paris – 2018

09 mai 2019

La revue de presse des spectacles « Fuck america » et « Asphalt Jungle »
présentés à la Manufacture des Abbesses – Paris 18ème en 2018.

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